Cet adage, adapté librement en français et qu’on doit à Peter Drucker, une sommité en gestion, est aussi simple que vrai. Lorsqu’on se mesure et qu’on a un portrait clair de la situation, on peut identifier des tendances et des stratégies pour s’améliorer, puis visualiser ses progrès. À la maison, on peut se lancer dans un autodiagnostic, comme Guillaume et Florence-Léa l’on présenté. C’est le premier pas à faire pour s’améliorer!
Qu’en est-il des entreprises?
Les entreprises mesurent habituellement déjà beaucoup de choses, mais sont parfois prises dans le tourbillon des affaires courantes, ce qui les empêche de prendre un pas de recul. Dans ces moments-là, solliciter de l’aide externe peut être une bonne idée. L’une des approches mise de l’avant consiste à cibler, mesurer et agir (Champions 12.3, 2019 – en anglais) :
1. Cibler : se donner une cible de réduction à atteindre dans un temps donné;
2. Mesurer : quantifier les pertes et le gaspillage alimentaires (PGA) afin d’identifier des opportunités d’amélioration et de mesurer le progrès dans le temps;
3. Agir : mettre en place des actions visant à réduire les PGA.
Le Fonds Ecoleader finance d’ailleurs jusqu’à hauteur de 75 % la réalisation d’un diagnostic et l’élaboration d’un plan d’action pour les entreprises qui souhaitent adopter des pratiques d’affaires plus écoresponsables, par exemple. Pour les entreprises qui œuvrent dans le secteur bioalimentaire, une quantification et une bonne identification des causes des PGA permettent de comprendre dans quels contextes ils surviennent, de même que les raisons qui les entraînent.
Ces données permettent de prioriser les actions à mettre en place, de mesurer le progrès dans le temps et d’en calculer les impacts économiques, environnementaux et sociaux. En prenant le temps de faire cette démarche, on peut réduire les pertes et le gaspillage alimentaires, en plus d’optimiser l’utilisation des autres ressources de l’entreprise.
Fait intéressant
Une étude a évalué le retour sur investissement des efforts pour réduire le gaspillage et les pertes alimentaires de près de 700 compagnies réparties sur 1 200 sites dans 17 pays. Bien que les résultats varient en fonction des divers secteurs d’activités, il en ressort que le ratio médian coût-bénéfice est de 1:14, c’est-à-dire que pour chaque dollar (1 $) investi dans la réduction du gaspillage et des pertes alimentaires, la moitié des sites en ont économisé au moins 14$. (Champions12.3, 2017 – en anglais).
Sachant cela, est-ce que votre organisation ou l’organisation pour laquelle vous travaillez est prête à passer à l’action?
Pour ce faire, n’hésitez pas à consulter le Guide pratique : Pourquoi et comment mesurer la perte et le gaspillage d’aliments, qui propose un plan en 7 étapes pour aider les entreprises à se mesurer. Vous y retrouverez des études de cas réels et plusieurs exemples concrets qui illustrent ces différentes étapes.