Depuis le début du Défi, c’est la réduction du gaspillage alimentaire à la maison qui est au cœur de toutes nos communications. C’est bien normal, c’est là où nous avons le plus de pouvoir d’action! Vous nous avez d’ailleurs démontré à quel point vous êtes de formidables ambassadeurs et ambassadrices du zéro gaspi à travers vos partages, messages et commentaires. Bravo!
Et si on vous disait que vous pouvez également contribuer à réduire le gaspillage alimentaire dans la chaîne d’approvisionnement, seriez-vous surpris Voici deux approches qui vous aideront à faire une différence.
La réalité du gaspillage alimentaire est qu’il y en a malheureusement à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement, que ce soit lors de la production, de la transformation, de la distribution en gros ou au détail, dans la restauration commerciale ou institutionnelle, ou dans nos cuisines. Chaque intermédiaire ajoute une part de gaspillage.
La solution? Réduire le nombre d’intermédiaires. En achetant directement du producteur, par une formule d’abonnement ou dans un marché fermier, ou en faisant pousser ses propres aliments, on réduit le nombre d’intermédiaires et par la même occasion, le gaspillage alimentaire dans le système. Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est d’ailleurs le défi du mois!
L’approvisionnement local, particulièrement en alimentation, est un important sujet d’actualité. L’achat local est même souvent perçu, ici et ailleurs, comme une solution ayant des bénéfices environnementaux. Mais qu’en est-il vraiment?
Les gens pensent souvent que manger « local », c’est-à-dire d’acheter des aliments produits près de chez eux, est l’un des moyens les plus efficaces de réduire leur empreinte carbone. Cela est certainement vrai pour les aliments qui sont transportés par avion. Mais la réalité est que très peu de nos aliments le sont, comme le montre le graphique ci-dessous. À l’échelle mondiale, seulement 0,16 % des miles alimentaires proviennent du transport en avion. La plupart des denrées – près de 60 % – sont transportées par bateau. Étant donné que la plupart de nos aliments sont transportés par voie maritime, les émissions liées au transport ne représentent en moyenne que 6 % de l’empreinte carbone des aliments.
Source : Poore, J. et Nemecek, T. (2018) Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers. Science.
Toutefois, le transport par train, par bateau et par la route prennent plus de temps et peuvent causer des délais importants entre la cueillette et la consommation. Ces délais n’ont pas réellement d’incidence sur les produits secs, mais tout porte à croire qu’ils ont un impact sur le gaspillage alimentaire des produits frais. En achetant des produits frais locaux, on réduit aussi le gaspillage alimentaire dans la chaîne d’approvisionnement en réduisant les pertes occasionnées par les délais du transport.
Avec la belle saison qui est à nos portes et le retour des aliments frais locaux en abondance, il n’en sera que plus facile de privilégier les circuits courts et l’achat local. Partons à la découverte des marchés fermiers cet été, ou encore, à la création de notre propre jardin!